"Il y a des viviers de savoir-faire partout en France" : l'enjeu de la formation et de la transmission pour les marques de mode.

LAFRANCAISE par BSOLFIN ranime l'industrie textile française en pérennisant des savoir-faire.

Un savoir-faire de tricotage-maillage depuis 1930

En 2010, quand la marque B. Solfin reprend les tricots Philips implanté à Villers-Bocage en Normandie, elle sauve de la liquidation un atelier local de confection, doté d'un savoir-faire de tricotage-maillage depuis 1930 ainsi que 30 emplois.

Mais si l'acquisition de ce patrimoine industriel français lui permet de lancer sa nouvelle ligne, La Française par B. Solfin, ces métiers artisanaux, qui ont fait la renommée du tricotage français, tendent à disparaître et l'entreprise doit réagir : 

"Depuis 10 ans, nous formons régulièrement de nouveaux collaborateurs à nos métiers de la confection : remmaillage, raccoutrage ou couture. Ces formations sont réalisées en interne par des salariés qui sont dans l’entreprise depuis parfois plus de 30 ans et qui transmettent leur savoir-faire au quotidien" explique son PDG qui rajoute :

"Pour que cette transmission se fasse et qu’un lien se tisse entre les générations, nous avons mis en place un tutorat où chaque nouvelle est parrainée par une plus ancienne qui la forme sur son métier. C'est une nécessité car nos métiers de la confection ne bénéficient plus de formations scolaires et nous devons donc nous-mêmes assurer la transmission de notre expertise" insiste Ludovic Samson.

Mais même si le PDG de B. Solfin et de La Française par B. Solfin a trouvé des solutions, il a des difficultés à recruter.

"La formation prend plusieurs années car le bon geste ne s’acquiert que par la répétition et la pratique au quotidien. Tous les collaborateurs, que nous avons formés, ne font hélas que remplacer les départs à la retraite de nos anciennes collaboratrices car nous avons énormément de mal à recruter des salariés sur ces profils. Notre développement est, d’ailleurs, limité par le manque de candidats postulant à nos offres d’emplois, souvent par manque de connaissance où par une image vieillissante de nos métiers".

 L'entreprise communique de plus en plus en externe sur ces métiers, via les réseaux sociaux, pour attirer de nouveaux candidats.

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